Texte Libre

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Samedi 18 juillet 2009
Dans les numéros de cirque, j'ai toujours été fasciné par ceux qui jonglent avec des assiettes.
Etonné par l'habilité avec laquelle ils placent les assiettes sur des tiges et les font ensuite tourner.
J'admire toujours comment ils parviennent à les maintenir en rotation lorsqu'elles ralentissent en donnant un petit coup par-ci, un grand coup par là tout en évitant la casse.




Depuis longtemps, j'ai fait un parallèle entre la vie de ceux qui m'entourent et les assiettes.
(Bien entendu, ce qui est valable pour moi l'est aussi pour les autres !)
Toute notre vie, nous tissons toute une série de relations et de liens avec une série de personnes.
Ces liens plus ou moins intenses pourraient être représentés par des assiettes qui tournoient.
Toute notre vie, nous entretenons ces liens.

Au fil du temps et pour diverses raisons, les assiettes se mettent à tourner plus vite ou à ralentir.
Parfois, nous nous empressons de les réactiver.
Parfois, elles vascillent et puis tombent.
Les liens se font et se défont, parfois des personnes naissent, de même elles meurent.
Il y a aussi des gens que l'on laisse tomber.

Des fois on ne peut rien y faire ou on arrive trop tard.

Des fois même, une assiette tombe mais on parvient à la rattraper et elle repart...mieux qu'avant !

Par Rakaniac - Publié dans : J'écris pour vous
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Samedi 21 février 2009
Ce jeudi 12/02/09 dernier, j'ai assisté à une superbe soirée.
Michel Delpech était en concert au "Forum" à Liège.
Il s'agissait en fait de la seule incursion en Belgique de cette tournée qui a démarré en janvier et se prolonge jusqu'en mars dans toute la France.
Ce chanteur a fait partie des idoles de ma jeunesse et j'étais très curieux de voir son tour de chant car je ne l'avais jamais écouté que sur disque.

Invités par son guitariste Robert Le Gall, ma fille et moi avons particulièrement apprécié ce spectacle.
link
Il faut dire qu'à plus de soixante ans, le créateur de "Chez Laurette" n'a rien perdu de son talent.
J'ai toujours été sous le charme de cette voix chaude et profonde.
Une véritable voix de crooner, de charmeur aussi.


Ce qu'il y a de remarquable chez Michel Delpech c'est que la voix colle parfaitement aux mélodies.
Je pense qu'il maîtrise parfaitement sa respiration pour que sa voix puisse si aisément passer de l'aigu au grave.
Il y a dans sa manière de chanter quelque chose d'apaisant.

Michel Delpech prévient le public qu'il n'a pas encore de nouvel album et qu'il va donc revisiter toute une série d'anciennes chansons.
Ce qui bien sûr ravit l'assemblée composée principalement de gens de 40-50 ans.

Sur scène, cinq musiciens de haut niveau pour l'accompagner.
Un excellent pianiste-claviériste, un batteur, un bassiste (également saxophoniste) plus Manu Delpech à la guitare rythmique et Robert Le Gall qui ne cessera de nous étonner avec tous ses instruments.

Avec tout ce beau monde, inutile de dire que l'on est paré pour un grand show.
D'autant que dès les premières mesures, on constate que le son est de bonne qualité sans être trop puissant et que les jeux de lumières sont très agréables.

Une suite de succès (Tu me fais planer, Le chasseur, Les divorcés, Quand j'étais chanteur...) s'enchaîne donc pour notre plus grand plaisir.
Michel Delpech ne s'adresse que de temps en temps au public et il n'y a aucun temps mort
entre les titres.
Un roulement de drums pour annoncer une chanson de Paul Simon (Fifty ways to leave your lover) que Michel a rebaptisé "Trente manières de quitter une fille". Michel insiste sur la finesse d'écriture de Paul Simon et nous rappelle qu'en 1979, il avait adapté une série de chansons anglo-saxones dont certaines d'Elton John.
J'ai beaucoup apprécié le jeu de batterie dans ce titre.

Michel s'arrête alors un instant pour remercier le public.
Il plaisante alors pour attribuer une cote à notre participation et nous demande de chanter avec lui.
Dès les premières notes de "Wight is Wight" tout le public se met à chanter un texte qu'il connait par coeur.
Je ne me suis pas privé non plus car c'est avec cette chanson que j'ai découvert Michel, il y a ...quelques dizaines d'années.

Autre grand moment de ce concert "Pour un flirt", un titre très attendu.
Chanson mythique qui avait conquis le coeur de nombreux fans dans les années '70.
Interprété avec grande maîtrise par Michel, cette chanson en a surpris plus d'un.
Depuis le début du spectacle, Robert Le Gall passait de la guitare électrique au banjo, à la mandoline ou à la guitare acoustique.
A la fin de "Pour un flirt" il se lance dans un solo endiablé de violon finissant par rejoindre Michel au centre de la scène et danser avec lui !
Un moment musical unique acclamé par un public debout.

D'autres titres encore comme "Le Loir et Cher", "Chez Laurette" ou encore "Ce lundi là" qui nous rappellent toute la profondeur de certaines chansons de Michel.
Il faut dire qu'à côté de choses plus légères, lui et Jean-Michel Rivat ont écrit des textes très sensibles. Empreints d'une observation très pointue des relations humaines.
Des chansons qui ont touché le public de l'époque et qui nous interpellent encore aujourd'hui.



"Que Marianne était jolie" et quelques rappels pour terminer ce spectacle qui fut vraiment très apprécié par le public liégeois.
Pour ma part, j'ai été sous le charme de ce chanteur qui ne m'a jamais déçu depuis toutes ces années que je l'écoute.
Ce show renforcera cette admiration encore un peu plus.

Ma fille qui ne connaissait pas grand chose à son répertoire a également beaucoup aimé.

Grand merci à toi Michel !

 


 
Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Mercredi 20 août 2008
Encore une petite histoire vraie.

Il y a longtemps de ça, nous avions été faire un jeux de nuit avec d'anciens chefs-scouts.
Une fois le jeux  terminé, il fallait rejoindre la grand' route par un chemin à travers les bois.
Au volant de notre voiture, un de mes amis qui était particulièrement serviable.

Soudain, nous apecevons de l'autre côté du chemin une voiture avec les phares allumés et deux roues à moitié dans le fossé.
Mon copain arrête son véhicule, baisse sa vitre et crie : "ça va comme vous voulez, vous n'avez besoin de rien ?".
A cet instant un type sors la tête de la voiture, puis une jeune fille se redresse !
Nous avons vite redémarré !

Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Humour
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Vendredi 4 juillet 2008
Encore quelques lignes à propos d'Alan Stivell.
Même si je lui ai consacré toute une série d'articles sur mon autre blog "musique celtique", il a bien sûr sa place ici puisqu'il fait partie des musiques de ma jeunesse.

J'ai découvert Alan en 1972 et il est donc à la base de ma passion pour la musique celtique.
Pourtant, à l'époque, il nétait qu'un artiste parmi tant d'autres que l'on entendait au hit-parade à la radio et parfois en télé.
"Suite Sud Armoricaine" (avec la fameuse intro à la flûte) et "Tri Martolod" (une chanson de marins) allaient être ses plus grands succès.
Beaucoup de gens à l'époque sont "entrés" dans la musique celtique qui était quelque chose de totalement nouveau pour la plupart d'entre-eux.
Puis, une fois la mode passée, un grand nombre s'en sont désintéressés...mais ce ne fut pas mon cas.
Pourtant à ce moment, c'était à peine si je savais situer la Bretagne !

Je ne sais pas pourquoi ces musiques m'ont attiré. Etait-ce le mélange de certains instruments électriques avec des instruments acoustiques (harpe, flûte,violon...). Mélange que j'avais déjà entendus chez le groupe Wallace Collection.
Etait-ce le côté folk-song des chansons d'Alan ?
Toujours est-il qu'il aura été pour moi un véritable détonnateur.
Sans exception,  les groupes et les musiciens que j'apprécie aujourd'hui, c'est à lui que je le dois.

Je suis resté un fan d'Alan dont la musique à beaucoup évolué.
Il continue sans cesse de nouvelles recherches musicales et explore sans cesse de nouveaux sons au moyen de ses harpes toujours plus sophistiquées.
Mais cette évolution est restée linéaire car jamais il n'a coupé les liens qui le relient avec la tradition des musiques celtes.
Stivell, un grand artiste du passé du présent et du futur !



Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Samedi 22 mars 2008
Dans les musiques qui ont marqué ma jeunesse il y eut une chanson de Cat Stevens : "Lady D'Arbanville".
Ce disque fut un succès mondial en 1970.
Cat Stevens avait écrit ce titre en l'honneur de sa petite amie de l'époque.
Là aussi, j'ai de suite été attiré par le son des guitares acoustiques.
J'aimais beaucoup cette voix.

Cat Stevens était un chanteur folk très en vogue à l'époque.
Pourtant, assez curieusement, je ne suis jamais intéressé au reste de son répertoire et je dois bien avouer que je ne connais que cette chanson là.

Je la réécoute toujours avec grand plaisir.

Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Jeudi 14 février 2008
Troisième volet des "musiques de ma jeunesse", un groupe belge, les Wallace Collection.

C'est en 1968 que Sylvain Vanholmen (guitare) a l'idée de former ce groupe particulier.
Groupe particulier puisqu'à l'époque où le rock s'est imposé comme style de musique le plus prisé par les jeunes, il décide d'ajouter des musiciens classiques à une formation rock.

Raymond Vincent (violon)  et Jacques Namotte (violoncelle) sont membres de l'orchestre philarmonique de Belgique.
Ils viennent donc rejoindre Freddy Nieuland (batterie), Christian Janssens (basse), Marc Hérouet (orgue, claviers).
Fort de six musiciens, les Wallace Collection vont enregister leur premier album "The Laughing Cavalier" en 1969.
De ce disque sera extrait le fameux 45 tours "Daydream" qui va bientôt se vendre à plusieurs millions d'exemplaires !

wallace3.jpg

Grâce à ce titre (qui est le seul chanté par Freddy Nieuland) les Wallace Collection vont se classer dans les hits de 20 pays différents.

J'ai de suite accroché à cette musique dont les sonorités me plaisaient beaucoup.
Pour moi, il y avait quand même certaines ressemblances avec les Beatles.
Des musiques bien harmonisées et des voix qui s'accordaient très bien.
C'était étrange aussi ce mélange d'instruments classiques (Sylvain Vanholmen jouait aussi un peu de flûte traversière) avec des batteries et guitares électriques.
Même s'il s'agit d'un registre musical complètement différent, je pense que quand j'ai entendu Alan Stivell en 1972, ça m'a un peu fait penser aux Wallace Collection.
En effet, chez Stivell, harpe celtique, violon, flûtes se mélaient aux guitares, claviers, basses...
Plus qu'une coïncidence !

Wallace Collection n'en est pas resté à ce succès.
Sylvain Vanholmen (qui était le chanteur principal du groupe) et sa bande ont continué d'enregister une série de 45 tours. wallace4.JPG
"Dear beloved secretary", "Serenade",
"Phil", "Parlez-moi d'amour" (bande originale du film ""la Maison").
Ils composeront encore deux musiques de films pour Sergio Gobbi.
En 1970, ils sortent leur deuxième album "Serenade".

A l'époque, j'avais acheté leurs 45 tours et plus tard une compilation sur 33 tours.
Leur musique était toujours très plaisante à écouter.
Il faut cependant reconnaître que ce groupe n'a plus jamais connu un succès aussi fulgurant que le slow "Daydream".

Après un très grand nombre de concerts et de shows télévisés, le groupe a hélas décidé de se séparer en 1971.
Etoile filante de la musique rock-variétés, les Wallace n'auront laissé que de bons souvenirs aux gens de ma génération. 


Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Lundi 11 février 2008
Deuxièmes à avoir vraiment marqué ma pré-adolescence, les Beatles que j'ai commencé à écouter vers 1968.
Ils existaient déjà depuis un bon moment puisque John Lennon, Paul McCartney, George Harisson et Ringo Starr avaient démarré en 1960.
Aucun des quatre n'avait encore vingt ans !

Dès 1962, ils commencèrent à enregistrer leurs premières chansons.
Il s'agissait d'une formation rock avec deux guitares, une basse et une batterie.
De temps à autre, Paul McCartney jouait aussi du piano.
Dans certains morceaux, ils ont ajoutés des instruments à cordes (violons, violoncelles) mais la plupart de leurs titres avaient une coloration rock.

John Lennon et Paul McCartney composaient la presque totalité des titres.
Très rapidement, les Beatles ont remporté un succès phénoménal.

beatles1.jpg

Les Beatles sont devenu le groupe le plus polulaire du monde.
En 1966, ils avaient déjà produit une série incroyable de succès (Please,please me; Love me do; A hard days night; Yesterday;Help !; Michelle ; Eleanor Rigby; Yellow Submarine...).
Et ils n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin.
Ils ont sorti pas moins de 12 albums sur moins de 10 ans de carrière !
De très nombreuses tournées dans le monde entier et une participation à deux longs métrages.
Leur musique à été reprise par des musiciens classiques, des musiciens de jazz.
En 1980 une statistique révélait qu'ils avaient déjà vendu plus d'un milliard de disques !

C'est vers l'âge de 10-11 ans que j'ai découvert les quatre de Liverpool.
Je trouvais ce rock relativement modéré. J'aimais également beaucoup leurs chansons plus calmes (Penny Lane, Let it be...).
J'ai toujours pensé que le son était très bon sur les disques des Beatles.
Compte tenu de l'époque, je trouvais excellente la qualité des enregistrements qui permettait d'entendre chaque instrument de façon bien distincte.

Jusqu'en 1970 (année de leur séparation) les Beatles ont continué à accumuler les succès
(Hello Goodbye; Lady Madonna; Hey Jude; Ob-la-di, ob-la-da; Here comes the sun...).
Même si je ne comprenais pas grand chose à leurs paroles, j'ai beaucoup chanté sur ces musiques finalement assez simples mais très belles.

Les Beatles auront marqué mon adolescence et je garderai toujours beaucoup d'admiration pour leur musique harmonieuse.


Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Vendredi 8 février 2008
Nouvelle rubrique à propos des musiques qui ont marqué ma jeunesse.

C'est vers l'âge de 10 ans (donc + ou - en 1967) que j'ai commencé à avoir mes propres goûts musicaux.
Jusque là j'avais beaucoup entendu les disques de mes parents c'est à dire le jazz de mon père et la chanson Française de ma mère.

Faisant partie d'un Mouvement de Jeunesse, j'ai tout naturellement entendu des chants et des guitares acoustiques.
Inévitablement, j'ai donc découvert les chansons d'Hughes Aufray.

aufray1.jpg

Et j'ai très vite été sous le charme des ces titres qu'on reprenait en coeur (Stewball, Santiano, Le petit âne gris...)
Hughes avait commencé à chanter au début des années soixante.
Il a été influencé par toute une série de styles et de mode (yé-yé, folklore, musiques américaines).
C'est lui aussi qui a adapté en français un grand nombre de chansons de Bob Dylan, permettant ainsi à beaucoup de gens de découvrir ce grand artiste folk.

J'ai toujours été sous le charme de sa voix très teintée d'émotion.
J'ai toujours adoré ses chansons qui pouvaient être douces (Adieu monsieur le professeur...) ou très entraînantes (L'épervier...).

je ne connais pas tout de son répertoire mais Hughes Aufray aura toujours une place à part dans ma passion pour la musique.
Il aura été le premier de tous les artistes que j'ai aimés.
Quelque part, le son des guitares acoustiques autour de feux de camps, aura probalement été un des premiers jalons vers ma passion pour la musique celtique.

A plus de 77 ans, Hughes Aufray qui est aussi passionné d'équitation, est toujours là avec ses chansons à la fois poétiques et rythmées.
Grand merci à toi Hughes !


Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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Jeudi 31 janvier 2008
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Une toile d'araignée où je m'étais perdu
S'accrochait à mes pieds un peu comme de la glue.
Des images, des logos venaient de tout côtés
S'agiter tout devant mes yeux exhorbités.
Mes oreilles entendaient un language barbare
"Ad aware, ad awaar (?) quel est ton avatar ?

Partout des gens criaient "viens donc voir sur mon blog"
Et moi, je me disais "qu'ont-ils donc, ils débloquent ?"
"Do you know my website" criaient des webmasters
Mais leurs "web site story" je n'en avais que faire.

Je faisais un cauch'mar, j'allais me réveiller
Il y avait une souris qui gisait à mes pieds.
Une souris bizarre d'un gris métallisé
Qu'un chat même affamé n'aurait voulu manger.

Ce n'était pas un rêve car devant le pc
Soudain sur internet, je m'étais connecté.
Découvrant peu à peu ce tout nouvel outil
J'espérais rencontrer plein de nouveaux amis.


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Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Humour
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Mercredi 30 janvier 2008

Une pêche d’enfer !


Petite infidélité à la musique celtique pour vous parler d’un super concert auquel j’ai assisté ce samedi 28/10/06.

Dans les années ’70, il y avait un certain nombre de groupes rock qui étaient à la mode (Sweet, The Mud, Middle of the road...) mais aussi le SLADE !

Quatre jeunes chevelus aux tenues très extravagantes qui chantaient dans un anglais parfois argotique des chansons qui « déménageaient ».

Alors adolescent, Slade était un groupe que j’appréciais mais sans être vraiment un fan (j’avais quelques 45 tours).



Au fil du temps, je les avais complètement perdus de vue.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’appris qu’ils existaient encore et qu’ils allaient venir chanter à Dolhain-Limbourg à deux pas de chez moi ?

Avec quelques potes, nous nous sommes empressés d’acheter des places, curieux de voir ce que ce groupe mythique était devenu 30 ans après.

Le moins qu’on puisse dire c’est que nous n’avons pas été déçus !

 

Nous avons cependant dû attendre un peu puisqu’en première partie il y avait un chanteur régional chargé de « chauffer la salle ».

Paul Simul et son groupe sont spécialisés dans le rock des années ’60.

Franchement, on s’y croirait tant ce chanteur et ses musiciens (guitare électrique, batterie, claviers et basse) sont d’un très bon niveau.

Une excellente prestation qui a eu le don de mettre le public encore plus de bonne humeur.

 

Vingt et une heures trente, le moment tant attendu arrive enfin !

Dans une semi-obscurité, Don Powell vient s’installer derrière ses drums.

Puis arrivent Mal McNulty (qui a remplacé le chanteur Noddy Holder), John Berry bassiste (à la place de Jimmy Lea) et enfin le guitariste Dave Hill.

 

Dès les premières mesures la voix du chanteur rassure ceux qui s’inquiétaient de savoir comment le fameux Noddy Holder avait été remplacé.

Car cette voix à la fois éraillée et prenante qui avait fait la réputation du Slade autrefois, cette voix semblait s’être ré-incarnée dans une autre personne.

Tant ce nouveau musicien chante dans le même registre que son prédécesseur !

 

John Berry (qui joue aussi du violon sur « Coz I love you ») est un musicien efficace qui assure également la ligne mélodique quand les autres s’arrêtent de jouer.

Don Powell tape toujours aussi fort sur sa batterie et s’y entend comme personne pour marquer le rythme.

Mais le plus étonnant de tous est bien entendu Dave Hill qui malgré ses SOIXANTE ans a une « pêche d’enfer » sur scène.

C’est incroyable ce que ce gars gesticule tantôt pratiquant l’auto-dérision, tantôt défiant le public, tantôt l’encourageant en lui tendant son micro.

Il n’arrête pas de danser et de jouer (très bien) de sa guitare dans toutes les positions.

Ce qui ne l’empêche pas d’assurer un max musicalement car (avec la voix du chanteur) c’est lui qui se charge de toute la mélodie (basse, guitare rythmique et batterie étant là pour les accompagnements).

Dave Hill, un véritable sens de la fête !

Car un concert doit avant en être une.

Et le public (pour la majorité entre 45 et 55 ans) a vraiment communié avec le groupe.

C’était beau de voir et d’entendre tous ces gens (la salle était comble !) chanter en même tant que le Slade.

C’est fou comme la mémoire permet de se rappeler paroles et musiques autant d’années après.


 

Ce concert ne fut qu’un enchainement de tubes (Far far away, Everyday, Mama weer all crazy now, Gudby t’Jane, My O My...) tous plus applaudis les uns que les autres par un public qui criait, tappait dans les mains, martelait le sol...

Une ambiance de folie !

Un spectacle qui aurait pu encore se prolonger longtemps mais qui arrive hélas au premier rappel.

Dernière facécie, Dave Hill nous revient avec une guitare lumineuse toute droit sortie d’un film de science-fiction.

Et le groupe d’entamer une version endiablée de « Cum on feel the noize ».

Tonnerres d’applaudissements.

Deuxième rappel, Dave à cette fois troqué son chapeau contre un bonnet de père Noël annonçant ainsi le dernier titre tant attendu « Merry Xmas Everybody ».

Chanson une fois de plus reprise en choeur par l’assemblée qui fit tout son possible pour les faire revenir encore une fois mais en vain.

 

Un grand moment de musique ;

Que la plupart des spectateurs voulurent prolonger autour d’un verre dans une ambiance très conviviale.

Grand merci aux organisateurs (Spirit of 66 et Kursal) pour cette superbe soirée !


Et par nostalgie, quelques images de comment Slade était dans les années '70.


 

 

 

  

 

 

Par Jean-François LASCHET - Publié dans : Musiques de ma jeunesse
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