Vendredi 21 décembre 2007
Un des premiers textes que j'ai mis en ligne sur ce blog fut "Le Printemps" écrit en 1972.
C'est en effet à l'adolescence que j'ai commencé à écrire des textes.
En voici quelques autres de la même époque.
L'Eté
Après la renaissance
De la végétation,
Voici que recommence
La plus belle saison.
Pour beaucoup d'entre nous, c'est saison de vacances
Mais pour les paysans le travail est immense.
Et pour les animaux
C'est tout l'apprentissage
De leurs petits nouveaux
Qui ne sont pas en âge
De marcher, de voler comme le font les grands
Sans avoir les conseils de leurs sages parents.
L'Hiver
Après le triste automne
Aux cent mille couleurs.
Le vent très froid entonne
Sa mélodie en pleurs
De gros nuages passent
Par dessus les maisons
L'animation trépasse
C'est la morte saison.
C'est l'hiver.
Idéal
Si seulement pouvait exister
Un monde sans brutalités
Une terre où tous les humains
Marcheraient la main dans la main.
Une existence sans disette
Une vie dépourvue de dettes.
Mais tout cela pourra-t-il être
Si la haine sépare les êtres.
Si l'égoïsme partout es roi
Et si l'humain n'ayant plus foi
Qu'en l'argent dont il est esclave
N'écoute plus la voix des braves ?
La prose
J'avais beaucoup apprécié à l'époque une bd (Olivier Rameau) dans laquelle un personnage ne s'exprimait que par vers.
J'ai donc écrit les quelques lignes qui suivent en référence à cette bd.
Est-il vrai, monsieur Pointujoli, que vous parlez toujours en vers ?
Réponse :
Il est vrai mon ami que je m'exprime en vers
Quand je veux m'adresser aux hommes de le terre.
Si vrai que l'Esquimau ne connait pas la rose
Moi que l'on dit poète ne connait pas la prose.
Par Jean-François LASCHET
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Mercredi 5 septembre 2007
Nouvelle histoire vraie, pas humoristique cette fois mais bien réelle.
En 1995, nous revenions de vacances en Bretagne.
Notre fille avait 2 ans et demi à l'époque.
En 1983, nous nous étions perdus sur le périphérique de Paris et depuis, je m'étais juré de ne plus passer par là.
Depuis Rennes, nous avions donc pris l'autoroute pour sortir à Chartres afin de contourner Paris.
Nous faisions toujours une étape mais cette fois-là, on n'avait pas réservé d'hôtel.
Roulant en direction de Beauvais, la route se faisait longue et nous cherchions à nous loger mais tout était complet.
Il était 18 heures et donc temps de chercher à se restaurer.
Nous entrons dans un village au bord de la grand route.
Il y avait bien un restaurant mais il était fermé.
A un carrefour, nous croisons un gars d'une quarantaine d'années et lui demandons s'il ne connaissait pas un hôtel dans le coin.
"Je n'habite plus ici" nous répond-il mais si vous voulez me suivre, je vais demander à mon père.
La maison familiale était à peine 100 mètres plus loin.
Et nous le suivons dans un grand bâtiment en U pour aller à la rencontre de son paternel.
Monsieur L. un charmant septuagénaire ne connaît pas d'hôtel dans la région mais nous laisse téléphoner à Beauvais car il y a un Ibis.
Hélas, c'est également complet.
Alors, monsieur L. regarde son fils et sa belle-fille puis nous dit : vous n'avez qu'à dormir ici !
Un peu gênés, nous acceptons car nous sommes fatigués ainsi que la petite.
La maison est grande et monsieur L. met deux chambres et une salle de bain à notre disposition !
Nous lui demandons ensuite s'il ne connaît pas un restaurant car celui du village est fermé.
"Attendez" nous dit-il et il s'absente une dizaine de minutes.
A son retour il déclare : " Voilà, le restaurant va ouvrir ce soir mais rien que pour vous !".
Il nous explique qu'il mange tous les jours à cet endroit et que les patrons sont ses amis.
Etonnés et touchés par tant de gentillesse, nous avons donc été prendre notre repas du soir (et nous avons très bien mangé) dans ce resto. pour nous tout
seuls.
Nous avons ensuite passé une très bonne suit en logeant chez "l'habitant".
Et le lendemain, monsieur L. et sa famille nous ont offert le petit déjeuner !
Au restaurant, nous avions pris soin de nous renseigner auprès de la patronne sur les goûts de monsieur L.
Nous avons donc pu lui faire un cadeau en guise de remerciement.
Nous n'oublierons jamais cette étape improvisée.
Grand merci à vous monsieur L. pour votre générosité !
La gentillesse gratuite, ça existe aussi.
Par Jean-François LASCHET
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